jeudi 17 septembre 2009
Une belle palette de saveurs à Colmar
Dans une petite ruelle de Colmar, à deux pas de l'agitation de la rue des Marchands, juste derrière le musée Bartholdi et le délicieux salon de thé Jadis et Gourmande de la place du Marché aux Fruits, se cache un restaurant gastronomique pour lequel j'ai eu un véritable coup de coeur, l'Atelier du peintre.
Si vous souhaitez déguster une cuisine alsacienne dans un cadre typiquement alsacien, alors passez votre chemin. Mais ne pensez pas que je dénigre la tradition. Non. Simplement, dans une région où tout n'est que poteries alsaciennes, cygognes en peluche, tartes flambées et choucroute à tous les coins de rue, c'est agréable de voir qu'on y trouve aussi autre chose.
Ici le décor contemporain est élégant, sobre et raffiné. A l'image de la cuisine. On vogue dans la tendance sans trop en faire. Juste ce qu'il faut, en somme.
Poisson, crustacées, coco, salicorne, porc, fraises, caramel au beurre salé..., à la lecture de la carte, on notera que la Bretagne inspire le chef qui, vu son nom - Loïc Lefebvre -, semble en effet avoir traversé la France d'Ouest en Est. Des produits simples que ce cuisinier créatif associe avec originalité. Et si les associations semblent osées, elles n'en demeurent pas moins réussies.
Les mises en bouche, certes plus classiques, nous mettent en appétit : gaspacho, sablé de parmesan à la tapenade et tartare de thon rouge aux zestes de citron. C'est frais, c'est goûteux et bien agréable en cette journée chaude du mois d'août.
Le saumon confit à 65°, râpé de betterave crue, fromage blanc et émulsion de framboise qui suit est une petite merveille. La cuisson du saumon est parfaite, la betterave crue déroute à la première bouchée mais l'accompagne très bien.
Mais c'est pour l'autre entrée proposée que j'ai vraiment craqué : crème de coco de Paimpol, effeuillée de morue fraiche et salicorne. Si, comme moi, vous n'appréciez pas les cocos, n'hésitez pas à choisir ce plat : il vous fera changer d'avis sur ce légumineux !
Ce velouté est beau, doux, savoureux et rafraichissant. J'ai trouvé qu'il avait quelque chose de très féminin.
Un sentiment qui se retrouve d'ailleurs dans le plat qui suit : un pavé de daurade royale, fricassée de carottes et girolles, sauce citronnelle dont la délicatesse a tout pour ravir les papilles féminines.
Le poisson est cuit à la vapeur, semble-t-il, ce qui laisse la part belle aux parfums des légumes, tout juste recouvert d'une écume (normal pour un poisson !) subtilement parfumée à la citronnelle. Et bien que d'ordinaire je n'apprécie pas vraiment cette plante en cuisine, elle trouve ici toute sa place.
A l'instar des entrées, le second plat proposé fait le bonheur des hommes. Il s'agit d'une délicieuse purée de pommes de terre fumées sur laquelle reposent un morceau de boudin noir, une petite côte et une caillette délicatement farcie. Accompagnée d'un jus en aigre doux de citron, cette déclinaison de porcelet, douce et bienheureuse, referait presque tomber mon Homme en enfance !
Les desserts, comme le reste du menu, conviennet chacun à leur manière, aux hommes comme aux femmes. A celles-ci une soupe de fraises, pêche et melon et un craquant, à ceux-là, un cappucino accompagné de madeleines.
Le café est servi avec une petite verrine de crème au chocolat. A la dernière goutte, on recommanderait bien autre chose, histoire de prolonger ce délicieux tête-à-tête.
Le menu-déjeuner vous est proposé à 23€ avec entrée-plat-dessert. A ce prix-là, j'y élirais bien ma cantine si je n'habitais pas aussi loin.
Le chef a été élu meilleur espoir michelin en 2007. Je ne serais pas étonnée qu'il décroche une première étoile dans les années qui viennent...
Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce déjeuner et vous recommande cette adresse vivement !
L'atelier du Peintre
1 rue Schongauer - 68000 Colmar
tél.: 03 89 29 51 57
www.atelier-peintre.fr
mardi 4 mars 2008
Une invitation au voyage
Le Michelin 2008 vient de sortir et, avec lui, mon envie de vous faire partager une excellente adresse : la Côte Saint-Jacques, trois étoiles dans le célèbre guide rouge, depuis 1986.
De sa grand-mère Marie et de son père Michel, Jean-Michel Lorain a hérité de l’amour de la gastronomie. Seul à bord de son navire depuis 2001, le chef plusieurs fois récompensé par ses pairs laisse aller sa créativité, pour le bonheur des gourmets.
Une explosion de saveurs et de textures
Dès l’apéritif, pris devant la cheminée dans un salon d’hiver chaleureux, nous sommes charmés par les associations de saveurs. Et ce n’est rien comparé à ce qui suit.
Aérienne, l’émulsion de poivron jaune et noix de cabillaud nous met l’eau à la bouche et nous fait vite comprendre que nous allons voyager.
Une ronde de pain, accompagnée de beurre, de sel de Guérande et de poivre de Jamaïque nous permet de patienter avec gourmandise.
Les huîtres spéciales en terrine océane, un grand classique de la carte, est un ravissement pour les yeux et les papilles. Emprisonnées dans une gelée, elles côtoient, avec délice, des échalotes confites au vin rouge et quelques feuilles d’épinards. Une explosion de couleurs, de textures et de goût, une fraicheur incomparable, un accent iodé qui, au cœur de la Bourgogne, nous transporte illico presto sur la côte ouest. Dégustée avec un verre de Puligny-Montrachet, voilà une agréable surprise pour commencer.
Un peu de douceurs s’ensuit avec des œufs de caille en coque d’oursin. Crémeux, suave, ce plat n’est pas sans me rappeler l’œuf à la coque de mon enfance. Je suis rapidement surprise en flagrant délit de saucer les coques d’oursin quasiment vides avec… mon doigt ! Autant dire que ce plat est divin.
Dans un tout autre registre, l’aile de raie cuite doucement et servie sur un bouillon épicé au lait de coco et cumbawa, tomate confite et poêlée de légumes nouveaux mêle créativité et saveurs exotiques.
La noix de ris de veau au gingembre, accompagnée de petits oignons, rhubarbe et radis roses qui suit, nous conforte dans l’idée que Jean-Michel Lorain maîtrise l’association des textures et des saveurs : le ris de veau est fondant, la tige de rhubarbe – fine comme une feuille de cigarette – croustillante et légèrement acidulée, des radis, glacés à la manière de navets, subtilement sucrés, doux, tendres et croquants à la fois.
Après un plateau de fromages bien garni, accompagnés d’abricots secs, de pruneaux confits, de noix, de confiture de myrtille et de pains noisettes/pistaches et figues, voici venu le temps des douceurs sucrées.
Une variation autour de la noisette décline le fruit en pain de Gênes, glace, mousse… Sont également servis un macaron au thé vert, une tartelette au chocolat et fleur de violette cristallisée, un nougat, un morceau de crêpe Suzette, un granité à la framboise et tout un tas de petites choses que nous ne pouvons même pas avaler tant nous sommes repus !
Un dîner d’exception, en harmonie avec la vaisselle, unique et sublime, et la décoration de la salle à manger contemporaine et chaleureuse.
Un ravissement pour les papilles
Le petit-déjeuner du lendemain nous replonge avec nostalgie dans le repas de la veille. Dans une petite salle, calme et ensoleillée, largement ouverte sur le jardin et l’Yonne, tout y est : la brioche perdue, le cake au chocolat, les viennoiseries tièdes, la crème à la mandarine, le pain, les confitures de griottes et d’abricots, l’orange pressée, la salade de fruits frais, l’œuf à la coque et ses mouillettes, le fromage ou encore la charcuterie.
S’il s’agit d’une excellente table, je garde néanmoins quelques réserves quant à l’hôtel. Non que je doute du confort des lieux (il n’y a qu’à admirer les photos du site Internet), mais simplement, parce que je n’ai pas eu le privilège d’en profiter. Etait-ce parce que je réglais ma note avec un forfait lys que nous avons séjourné dans une chambre désuète de l’autre côté de la nationale 6, dans les murs du restaurant mère ?
Je me faisais une joie de revivre un moment aussi charmant que celui passé dans un autre Relais il y a 5 ans. Malheureusement, après avoir découvert notre chambre et de nombreux autres petits détails dans le reste de l'établissement peu dignes d'un hôtel de luxe 4 étoiles, mon excitation est vite retombée. Dommage…
Une adresse à retenir pour sa table. Sinon, exigez une chambre récente donnant sur l'Yonne (parce qu'au prix de la nuit, mieux vaut être satisfait !).
La Côte Saint-Jacques
14, Faubourg de Paris - 89300 JOIGNY
Tél. : 03 86 62 09 70
le site : http://www.cotesaintjacques.com
le blog : http://www.parole-de-chef.com
PS : désolée pour les photos des plats, mais je n'ai pas osé sortir l'appareil photos et mon portable n'est vraiment pas top ! Les autres photos sont extraites du site Internet de l'établissement.
lundi 26 juin 2006
La Normandie dans l'assiette
Comme son nom l'indique, ce restaurant a tout pour plaire aux amateurs de saveurs normandes. Aux fourneaux, si Michaël Wahl connaît ses classiques (tête de veau sauce gribiche, choucroute de la mer, rognons de veau sauce moutarde, tripes à la mode de Caen...), il sait aussi très bien les adapter aux produits de la région.
Nous avons ainsi été séduits par une assiette de crevettes grillées à l'anis et de moules de bouchot ou encore une salade d'andouille de Vire chaude et ses toasts au camembert en entrée,
d'un pavé de cabillaud sur une embeurrée de pommes-de-terre ou d'un pavé de boeuf sauce au camembert ensuite,
d'un camembert rôti puis d'une délicieuse soupe tiède de framboises pour finir.
Les saveurs s'accordent bien, les cuissons sont parfaites, la présentation est réussie. Les prix sont corrects (menus à 13€ le midi en semaine, 19€, 24€ et 30€), la salle est agréable.
A noter aussi, un menu pour nos jeunes gourmets à 9€ copieux et digne des repas des grands.
Un bémol néanmoins : le temps d'attente entre les plats.
Voici donc une adresse très sympatique au coeur de Vire.
Au Vrai Normand
14 rue Armand Gasté - 14500 Vire
Tél/Fax : 02 31 67 90 99
http://www.au-vrai-normand.com
mercredi 3 mai 2006
Un déjeuner gourmand dans une valise !
Vous êtes en balade dans la région caennaise et vous souhaitez déjeuner dans un un petit coin de Paradis ?
Vous habitez Caen ou ses environs et recherchez un restaurant de qualité où cuisine rime avec créativité ?
Ne cherchez plus : nous avons découvert la perle de la Côte de Nacre ! A Cresserons, très exactement. La Valise gourmande porte bien son nom.
Dans un prieuré du 18ème siècle entouré d'un jardin splendide (celui d'Eden ?), trois petites salles au décor raffiné accueillent les plus avertis. Et ils auront eu raison !
Aux fourneaux, le chef enchantera leurs papilles. Et ce, dès l'apéritif avec ses toasts et ses filets de sardine marinés...
Le temps de choisir entre une nage de filets de maquereaux prise à l'agar-agar, un croustillant de pied de porc et bulots ou un feuille à feuille de chair de tourteau à l'huile d'amande douce, accompagné d'un guacamole et d'une tranche de cake.
Pour suivre, certains hésitent entre les médaillons de lotte à la coriandre et leur tarte potagère
et le carré d'agneau en croûte d'épices, servi avec une brochette de légumes et de semoule de blé. C'est vrai qu'entre les deux, leur coeur balance !
Quant aux desserts, pourquoi ne pas céder à la tentation d'un macaron aux fraises et sa glace au lait, d'un crémeux au Grand-Marnier, d'un vacherin glacé aux fruits rouges et à la glace au basilic ou d'un sablé breton aux pommes confites, caramel de cidre et granité au manzana, rappel que nous sommes toujours en Normandie ?
On termine ce merveilleux déjeuner par un café et de délicates attentions sucrées, avant de rêver encore un peu, sous les palmiers, dans le jardin. Et de se dire qu'on reviendra, c'est sûr, se délecter des plats qu'on n'a pu goûter...
Une cuisine du marché, des produits frais, une carte qui change au fil des saison : tel est le secret d'un restaurant de qualité. Et le Bottin gourmand ne s'est pas trompé !
La Valise gourmande
7 rue de Lion sur Mer - 14440 Cresserons
tél : 02 31 37 39 10
www.lavalisegourmande-caen.com
mardi 21 mars 2006
le Jour du Macaron chez Pierre Hermé
Hier, lundi 20 mars, la Maison Pierre Hermé de Paris invitait la Fédération des Maladies Orphelines au Jour du Macaron. L'occasion pour chaque visiteur de dégsuter gracieusement trois macarons du célèbre pâtissier et de faire un don pour soutenir les enfants malades.
En outre, exceptionnellement, la Maison Pierre Hermé proposait à chacun une boîte de 21 macarons à un prix tout à fait exceptionnel. 21 macarons, 21 parfums pour le plaisir des yeux et des papilles. Un pur bonheur...
mercredi 28 décembre 2005
Le Bistrot du Fort : un bistrot de qualité
Ouvert depuis quelques mois, le Bistrot du Fort est un de ces lieux où la qualité est un maître mot. Laurent Fricheteau y tient les rênes avec prodige. Il faut dire qu'il n'en est pas à son premier coup d'essai. Auparavant, il tenait deux restaurants l'un, la Sourdière, dans le 1er arrondissement parisien, l'autre le Lauriston, si je me souviens bien, dans le 16ème. Deux adresses dignes des plus grands bistrots parisiens.
Là encore, le chef nous concocte une cuisine traditionnelle, délicate et généreuse.
Les entrées le démontrent : escargots, cassolettes de cèpes, croustillants au
rocamadour, terrine du chef et son chutney d'oignons... En ce moment,
n'hésitez pas à goûter le foie gras truffé maison, il est divin. Les pièces de bœuf
charolaises sont de belle taille, très fondantes et très bien accompagnées :
chaussons de pommes-de-terre (comme les fait si bien la mamie alsacienne de mon
mari, les fameux pankoufle - désolée pour l'orthographe qui n'est certainement
la bonne...), haricots verts, tomates et morilles. Les gambas sont elles aussi
remarquables et s'accommodent parfaitement d'un riz safranée.
Les classiques de la cuisine française ne sont pas oubliés : pot-au-feu, tête
et langue de veau sauce ravigote... A moins que vous ne craquiez pour les
plateaux de fruits de mer et leurs huîtres de chez Gilardeau.
D'ailleurs, au pire, vous pourrez repartir avec, puisque le Bistrot du Fort
propose également de la vente à emporter.
Quant aux desserts, la carte est alléchante : mi-cuit au chocolat, tarte tatin,
profiteroles, crème brûlée, baba au rhum...
C'est vrai que ce n'est pas donné : comptez 30€ minimum par personne, sans
la boisson, auquel vous devrez ajouter peut-être des suppléments (beaucoup de
plats en ont). Cela dit, au vu de la qualité, c'est tout à fait correct.
L'équipe en salle est jeune et sympa. Elle vous accueille de 8h à 22h autour
d'un verre (café et salon de thé) ou en terrasse.
Une belle adresse dans un coin où les restaurants de qualité ne sont vraiment
pas nombreux.
Le Bistrot du Fort
2 avenue du Fort - 94370 Sucy en Brie
tél. : 01 45 90 54 89
http://www.lebistrotdufort.com
jeudi 10 novembre 2005
Le charme des chambres d'hôte en Touraine
Profiter d'un long week-end pour (re)découvrir les chateaux de la Loire et tout devient tout de suite plus agréable si l'on y est bien accueilli.
Dans les chateaux comme dans beaucoup de caves cela dit (je ne vais pas me faire que des amis sur ce coup-là !), ne vous faites pas d'illusion, vous êtes un touriste comme un autre, avec votre porte-monnaie bien garni. Côté hôtellerie, même topo !
En revanche, si vous franchissez le porche du corps de ferme des Bournais, vous serez séduit. Florence et Philippe Martinez vous accueilleront avec un chaleureux sourire et vous inviteront sans attendre à partager un verre dans leur adorable maison. Vous découvrirez ensuite votre chambre et tomberez sous le charme d'un décor réalisé par les mains des propriétaires talentueux.

photo extraite du site des Bournais
L'endroit compte 4 vastes chambres pouvant héberger jusqu'à trois personnes chacune, dont l'une ("les roses") avec un coin cuisine, une autre ("campagne") avec une cheminée. Toutes disposent d'un coin salon et d'une salle d'eau très confortable, celles au rez-de-jardin, de petites terrasses privatives.
Philipppe vous invite à saluer ses chevaux le temps d'une balade, Florence vous prête ses pinceaux dans son atelier de meubles peints et tous deux vous convient à leur table afin d'y déguster une cuisine tourangelle traditionnelle.



photos extraites du site des Bournais
Côté prix, pour la région, c'est très raisonnable. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai craqué ! D'ailleurs, les gites de France ne s'y sont pas trompés : les Bournais sont classés "chambres d'hôte de charme". Et le méritent vraiment.
Beaucoup de petites attentions témoignent du savoir-vivre de nos hôtes à qui je souhaite beaucoup de succès dans leur aventure...
Pour de plus amples informations et afin de réserver votre prochain week-end :
Les Bournais - chambres et table d'hôtes
Theneuil - 37220 L'ILE BOUCHARD
Tél : 02 47 95 29 61
http://www.lesbournais.net
mercredi 9 novembre 2005
Un restaurant lorrain très prometteur...
Non loin de Metz, à Fey très exactement, l'hôtel-restaurant Les Tuileries a de quoi ravir nos papilles. Eric Jacquard, aux fourneaux, manie les produits avec talent pour nous offrir une cuisine très raffinée.
Ce jour-là, on nous met en bouche avec des petites crevettes. Bientôt suivies par des noix de Saint-Jacques parfumées au jus de viande et accompagnées de tagliatelles, vraisemblablement directement venues d'Italie, pays cher aux propriétaires de ces lieux. Le pavé de boeuf, tendre à souhait et cuit juste ce qu'il faut, fait le beau au côté de légumes joliment présentés. Le fromage, de la paroisse d'à côté, se cache sous une feuille croustillante de brick et le gateau aux trois chocolats fête dignement les noces de diamant des grands-parents de mon époux.
L'établissement, très vaste, est splendide et digne d'un palace. Le hall d'accueil et le salon piano-bar y attenant dégage une ambiance très cosy ; le complexe hôtelier compte 41 chambres confortables et 6 salles de séminaires dignement équipées, et peut ainsi accueillir particuliers, familles, entreprises, clubs sportifs...
Mais s'il "ne compte que" deux étoiles, c'est peut-être à cause du canapé du salon couvert de poils de chat (chat d'ailleurs pas très sympa avec les enfants), des distributeurs de savon dans les toilettes qui se démontent à l'usage, du bassin vide et sans protection dans le jardin, à proximité des jeux d'enfants, ou encore, dans le cadre d'un banquet de famille, d'une longue attente entre les plats (mais là-dessus les avis sont partagés)...
Néanmoins, si vous aimez la cuisine gastronomique, les endroits raffinés et que vous n'êtes pas à cheval sur certains détails, alors allez-y : vous ne serez pas déçu !
Pour plus d'informations, http://www.hotel-lestuileries.fr
mercredi 12 octobre 2005
Semaine du goût : le chocolat est à l'honneur
Dans le cadre de la semaine du goût, la ville de Boissy Saint-Léger organise, pour la deuxième année consécutive, différentes manifestations autour d'un aliment, visant ainsi à faire (re)découvrir ce produit, à promouvoir l'artisanat, à valoriser le travail manuel et à défendre une certaine qualité de vie. L'année dernière, il s'agissait du pain. Cette année, c'est au tour du chocolat.
"Prononcer le mot chocolat, c'est évoquer une matière noble et rare, qui s'offre à l'expérience et à la création artistique. Aucun autre produit comestible (sauf peut-être certains vins ou alcools) ne représente à lui seul un tel mélange de raffinement esthétique et de manipulations pratiques, une telle somme de rêves, de désirs, de souvenirs et de réalités concrètes.
Cacao et chocolat sont des mots à la fois exotiques et familiers, qui nous parlent de pays lointains et de gourmandises immédiates." Robert Linxe, La Maison du chocolat, éd. Du Chêne, 1992.
Au programme donc :
- une pièce de théatre de Jean-Claude Duquesnoit ("Autant en emporte le ventre"),
- une conférence sur les pouvoirs du chocolat animée par une chocologue (eh oui, ça existe !),
- le célèbre film "Charlie et la chocolaterie" avec Johnny Depp,
- sans oublier, une expo sur le cacao,
- une présentation du métier de chocolatier par le Centre de Formation pour Apprentis "les métiers de la table" de Paris,
- des ateliers pour enfants animés par des professionnels
- et, ce week-end, une vente de chocolat de la Chocolaterie Janin (Boissy Saint-Léger), de Douceur d'Ange (Créteil), de Showcolat (Santeny) et de Raphaëlle Créatrice ( Saint-Maur des Fossés).
Profitant de ce jour sans école, nous sommes donc allés nous cultiver avec plaisir. Nous avons découvert du chocolat sous toutes ses formes : grosses tablettes de 5 kgs, pistoles de chocolat noir, au lait, blanc, au citron, à la fraise, à l'orange...
Pour les particuliers, ces chocolats de couverture se trouvent dans les magasins Métro ou chez G. Detou à Paris.
Le chocolat parfumé s'obtient avec du chocolat blanc mêlé à des colorants alimentaires (pour la couleur) et des huiles essentielles (pour le goût).
Pour employer correctement le chocolat de couverture, sans le gâcher, il est nécessaire d'utiliser un thermomètre afin de ne pas dépasser 40° pour le chocolat blanc et 50° pour le noir (conseils de pro !). A nous alors les bouchées chocolatées, les mousses, les gâteaux...
Et ce soir, mon petit garçon était très fier de montrer à son papa ses trésors gourmands...
... et son oeuvre tout chocolat : une peinture au beurre de cacao sur chocolat blanc !
A 20h, il ne restait plus rien !
mercredi 27 juillet 2005
Week-en de charme au Relais Bernard Loiseau
Au cœur de la Bourgogne, là où se mêlent époisses, escargots, cassis, Chablis…, règne un grand nom de la cuisine et un Relais & Châteaux digne de ce nom.
Un joyau au cœur d’un ancien relais de poste
En passant la porte de ce prestigieux établissement, le temps s’arrête. On se presse pour vous accueillir chaleureusement et vous accompagner jusqu’à votre chambre. Pendant ce laps de temps, de l’ascenseur totalement vitré, vous aurez aperçu le jardin à l’anglaise à moins que vous n’ayez une suite au rez-de-chaussée avec une terrasse y accédant directement. Du hall d’entrée aux couloirs, vous aurez deviné le style rustique qui orne l’ensemble des lieux. Chaque chambre est unique à commencer par sa porte, en chêne travaillé dans le style régional.
l'ascenseur vu du jardin
Nous avons l’immense privilège de passer ces deux jours dans une magnifique suite junior de couleur bleue et blanche. Le sol est recouvert de tomettes de Bourgogne agréablement chauffées. Un petit bureau provenant d’une antiquité de la région nous permet d’accueillir nos petites affaires personnelles et nous laisse croire que nous sommes à la maison.
notre suite côté chambre
notre suite côté salon
L’entrée fait place à la chambre où trône une tête de lit majestueuse en chêne mouluré. Côté salon, fait écho une magnifique cheminée de pierre blanche devant laquelle nous invitent à nous asseoir canapé et fauteuils moelleux. Des petits meubles agrémentent l’ensemble. Dans ce décor rustique de très bon goût, la modernité n’est pas en reste : télévision écran plat dernier cri, chaine hi-fi ultra design… Ici, rien n’est laissé au hasard.
A elle seule, la salle de bain est un havre de volupté. Dans un décor de pierre de taille, on se prélasse dans un bain où flottent des pétales de roses, à la lueur des bougies disposées de part et d’autre. A moins que l’on choisisse une douche tonifiante, sous les effluves végétaux d’un savon que l’on aura eu le plaisir de trouver sur le plan de toilette, parmi pleins d’autres petites attentions.
Et en parlant d’attentions, nous sommes loin d’avoir tout vu…
Un moment de détente inoubliable
En déambulant dans les couloirs de l’hôtel, où l’on découvre, ici et là, une superbe cave à vin, une salle de jeux pour enfants à faire pâlir n’importe lequel d’entre nous, une bibliothèque ou encore un salon billard, nous arrivons au spa.
Un décor de rêve… Nous en profitons pour faire trempette dans un petit bassin avec remous et nage à contre-courant. Le temps de sécher sur un transat tout en dégustant une tisane, et nous voici entre les mains expertes de l’esthéticienne qui nous propose des soins aux huiles essentielles tous plus relaxants et bienfaiteurs les uns que les autres.
le spa
Dommage que le soleil soit tout aussi intimidé que nous : nous aurions pu profiter de la piscine et flâner dans le jardin à l’anglaise. Rien ne nous empêche néanmoins de le saluer ! D’autant qu’on y accède directement depuis la terrasse dont bénéficie notre suite.
Très fleuri, le jardin a un charme fou, même sous un ciel nuageux d’avril. Sa pente douce nous mène agréablement jusqu’à la piscine et sa plage en dalle de pierre, où des grenouilles en fonte crachent un jet d’eau aux baigneurs estivaux.
le jardin à l'anglaise
la piscine
le restaurant vu du jardin

le restaurant vu de notre terrasse
De là, nous admirons l’architecture de ce relais. Face à nous, nous reconnaissons l’ascenseur niché dans une grande tour flanquée de balustres en bois aux allures de dentelle… anglaise, bien sûr. De part et d’autre, les chambres et les salles de restaurant largement vitrées nous invitent à un autre grand moment d’exception…
Un enchantement pour les sens
Passons à table, justement. Ou plutôt au salon, le temps de prendre l’apéritif qui éveille nos papilles et nous promet une bien belle soirée. Champagne et amuse-bouches surprenants de finesse : beignet de crevettes, pommes-de-terre et pied de cochon, bouchée de foie gras, rien que de l’authentique.
Le restaurant est composé de plusieurs salles très silencieuses et sobrement décorées : buffets régionaux, tableaux de maîtres, stores bateau en lin… Nous sommes installés près de la baie vitrée. Les serveurs se font si discrets que nous ne nous apercevons même pas de leur présence, tout comme les quatre ou cinq autres tables d’ailleurs. Et pourtant, leurs va-et-vient sont au nombre de l’impressionnante liste de plats qui vont nous être servis. Voyez plutôt…
Mettons-nous en bouche par un consommé de lentilles avant de déguster des noix de Saint-Jacques, endives caramélisées et vinaigrette à la pomme, un mélange acidulé, sucré, salé très raffiné. Nous poursuivons par une nage d’huitres et queue de langoustine, qui nous plaît beaucoup : dommage du peu ! Mais c’est pour faire place au turbot sauce jaune d’œuf, pointes d’asperges et billes de pommes-de-terre, une façon d’accommoder ce poisson très dignement.
Quoi ? Encore un plat ? Mais nous n’avons déjà plus très faim ! Et pourtant, comment ne pas craquer devant ce petit pigeon rôti accompagné de foie gras poêlé, de fèves et de cèpes ? La volaille est si fondante, les légumes juste cuits révèlent leur vraie saveur… J’en salive encore.
Les fromages de Bourgogne sont accompagnés de pain de campagne grillé, de pain aux figues et de figues, raisins secs et noisettes. Nous n’en profitons malheureusement pas beaucoup, déjà bien rassasiés. Et puis, nous attendons le dessert avec impatience.
Honneur à l’ananas pour celui-ci, préparé de manière très épuré là encore. Ananas poêlé, en sorbet et en chantilly, sublime ! Le dîner pourrait s’achever là. Seulement, nous sommes ici pour un événement, mes 30 ans. Impossible pour le maître les lieux de faire l’impasse sur le gâteau d’anniversaire ! Un trianon servi avec une glace à la noisette et une crème anglaise. Sans oublier les mignardises, tuiles, mini-palmiers, tartelettes chocolat et noix, raisins noirs au chocolat…, que nous apportons dans notre chambre, tant nous sommes repus !
Un café pour digérer ? Oh, oui, volontiers !!! Nous repassons au salon où nous savourons ce moment inoubliable, un enchantement pour les sens et les papilles. Bien sûr, le café est accompagné de petits chocolats (encore) et d’un digestif !
De quoi s’endormir paisiblement à la lueur du feu, préparé dans notre suite avant notre arrivée….
le copieux petit-déjeuner servi dans notre suite
La Côte d’Or – Relais Bernard Loiseau – Saulieu
http://www.bernard-loiseau.com
























































