vendredi 3 avril 2009
La sèche s'enivre de douceurs normandes
Mollusque pêché aux larges de la côte ouest du Cotentin, la seiche s'accomode volontiers de crème fraiche et de cidre.
Retrouvez la recette de Seiche à la normande ici.
Tags : cidre, crème fraiche, seichelundi 23 février 2009
Veau et camembert font bon ménage
En Normandie, le veau se retrouve souvent sur nos tables. En escalope - à la crème, en rôti - avec des pommes, ou encore avec des petits légumes longuement mijotés dans la cocotte en fonte au coin du feu.
Un camembert commençant à se faire désirer dans le réfrigérateur a eu raison de son état ! Avec le filet de veau, il a su donner le meilleur de lui-même pour le bonheur de de nos papilles.
Rôti de veau fondant au camembert
- 1 filet de veau d'1kg
- 1 oignon
- 1 camembert au lait cru
- 200g de crème fraiche
- 30g de beurre
- sel, poivre
Eplucher et méincer l'oignon.
Dans une cocotte en fonte, faire fondre le beurre. Y faire revenir l'oignon et le rôti de veau sur toutes les faces. Saler, poivrer.
Réduire le feu.
Ajouter le camembert coupé en morceaux. Verser la crème et bien mélanger.
Couvrir et poursuivre la cuisson à feu doux une petite heure.
Servir avec des pommes de terre sautées, du riz ou des pâtes.
Tags : camembert, veauvendredi 6 février 2009
Quand la tradition a du bon...
Je n'irai pas jusqu'à dire que ce délicieux plat appartient à la cuisine traditionnelle normande, car ça n'est pas vrai. N'empêche qu'il existe une petite table dans la Manche, à Trelly très exactement*, où l'on s'en régalait. Et ce grâce à son chef de l'époque, Pascal Bernou. Dans la recette originale, extraite d'un excellent livre Saveurs & terroirs de Normandie**, Pascal Bernou associe les joues de boeuf à des carottes et des navets et présente de la moelle dans une pomme taillée en forme d'os.
Pour ma part, proposant déjà une tarte aux pommes en dessert, j'ai préféré conserver l'os à moelle entier (qui n'est d'ailleurs pas sur la photo) et, à défaut de navets, j'ai accompagné ces joues de beouf de carottes, pommes de terre et rutabagas. C'est cette version que je vous donne ici.
A la lecture de cette recette, vous allez peut-être vous décourager. Certes la préparation est assez longue. Pour un déjeuner, on s'y prend la veille, on reprend le matin. Mais quel bonheur une fois à table ! Même mes enfants ont adoré, c'est pas peu dire...
Joues de boeuf en daube
pour 4 personnes:
- 2 joues de boeuf de 500g chacune
- 1 pied de veau ou de porc coupé en deux
- 4 os à moelle de boeuf
- 3 càs d'huile d'arachide
- 3 x 25g de beurre
- 1 branche de céleri
- 2 poireaux
- 3 carottes
- 2 rutabagas
- 3 pommes de terre
- 2 oignons
- 3 gousses d'ail en chemise
- 1l de vin rouge (j'ai utilisé un Côtes de Blaye)
- 10 grains de poivre noir
- 1 bouquet garni
- 100g de gelée de groseille
- 25cl de vinaigre de vin
- 1 feuille de laurier
- sel
- quelques feuilles de persil plat
1. Commencer par la cuisson des joues de boeuf.
Dans une cocotte, faire revenir, à feu vif, les joues de boeuf avec 2 càs d'huile et 25 g de beurre pendant 3 à 4 minutes de chaque côté. Débarasser.
Eplucher, laver et couper 1 carotte en rondelles. Laver et couper en tornçons le céleri et les poireaux. Eplucher et hacher les oignons.
Dans la cocotte vide, faire revenir, à feu vif, tous ces légumes ainsi que l'ail avec 1 càs d'huile et 25g de beurre jusqu'à coloration.
Ajouter les joues de boeuf et le pied de porc, le bouquet garni, les grains de poivre et le vin rouge qui doit recouvrir l'ensemble.
Couvrir et laisser cuire à feu doux pendant 3 heures.
2. Poursuivre par la cuisson des légumes confits.
Eplucher, laver et couper en biseau les carottes, les pommes de terre et les rutabagas.
Dans un sauteuse, les faire revenir dans le beurre restant, pendant 2 à 3 minutes, à feu vif.
Les recouvrir d'eau, ajouter le laurier, du sel et poursuivre la cuisson sur feu doux jusqu'à complète absoption de l'eau (cela prend 20 bonnes minutes).
Retirer les pommes de terre dès qu'elles sont cuites (plus rapides à cuire que les carottes et les rutabagas) en piquant de temps en temps avec un couteau. Les ajouter en fin de cuisson, avant de servir, pour les réchauffer.
3. Cuire les os à moelle.
Préchauffer le four à 100°.
Déposer les os à moelle dans une casserole et les recouvrir d'eau froide.
Porter à ébulltion. Laisser cuire pendant 5 bonnes minutes (à voir en fonction de la grosseur des os - la moelle est cuite quand elle se détache bien des parois des os)).
Les égoutter sur du papier absorbant.
Emballer les os dans du papier aluminium et réserver au four.
4. Préparer la sauce.
Retirer les joues de boeuf de la cocotte. Les trancher et les réserver au four dans une feuille de papier aluminium.
Retirer le pied de porc et l'éplucher. Réserver les chairs.
Passer le jus de cuisson au chinois.
Dans une casserole, porter à ébulltion la gelée de groseille avec le vinaigre.
Ajouter le fond de vin et laisser réduire jusqu'à obtention d'une sauce sirupeuse. Saler et ajouter les chairs de pied de porc.
5. Dresser les assiettes.
Déposer trois tranches de joue de boeuf dans chaque assiette.
Poser un os à moelle. Décorer de persil plat.
Arranger quelques tronçons de légumes.
Napper de sauce et servir.
NB : Ce plat se réchauffe très bien dans la sauce, les joues déjà tranchées ou non.
Réchauffez les légumes à part, dans la sauteuse de cuisson. Veillez seulement à ajouter un peu d'eau dans la sauteuse contenant les légumes pour qu'ils n'accrochent pas.
* La verte Campagne - 50660 Trelly - voir le site du restaurant
Il semblerait qu'aujourd'hui cette auberge soit tenue par un couple d'Anglais et non plus par Pascal et Caroline Bernou.
** Saveurs & terroirs de Normandie, 100 recettes de terroir par les chefs, collection dirigée par Philippe Lamboley, édition Hachette, 1997.
Tags : carotte, joue de boeuf, os à moelle, pied de veau, pomme de terre, rutabagamercredi 21 février 2007
Ah quel délice !
Le lapin aux pruneaux fait partie de ces plats qui me rappellent inévitablement ma grand-mère. Une odeur qui embaume la maison, des couleurs qui éveillent les papilles, un mélange de pruneaux, de carottes et de cidre qui apporte une saveur sucrée à la chair du lapin, moelleuse et fondante... Hummm, rien que de l'écrire j'en ai l'eau à la bouche et une envie soudaine de tremper un morceau de pain dans la cocotte !
Ma grand-mère préparait son civet avec de l'eau ou du bouillon (c'est qu'à la campagne, on faisait attention aux dépenses et, alors que, depuis quelques années, on a tendance à cuisiner ces plats mijotés traditionnels au vin, beaucoup d'entre eux étaient préparés à l'eau). Pour ma part, j'ai choisi de le faire au cidre, pour gagner en saveurs, parce que, contrairement à elle, je n'ai ni lapin de ma production, ni carottes de mon jardin.
Lapin aux pruneaux
- 1 lapin
- 200g de lard fumé
- 1 gros oignon
- une dizaine de pruneaux
- 3 carottes (ou, au moins 2 par personne, si vous décidez de ne pas ajouter de légumes en accompagnement)
- 50 cl de cidre brut ou bouché de Normandie
- 2 cuillères à soupe de farine
- un bouquet garni
- un peu d'huile
- 50g de beurre
- sel, poivre
Découper le lapin en morceaux.
Eplucher et émincer l'oignon. Eplucher et détailler en rondelles les carottes.
Détailler le lard en lardons.
Dans une cocotte, faire fondre la matière grasse. Y faire colorer le lapin de tout côté. Retirer et réserver.
Faire revenir les lardons, l'oignon et les carottes. Remettre le lapin.
Saler, poivrer. Singer la viande (saupoudrer de farine). Recouvrir de cidre.
Ajouter les pruneaux (dénoyauités ou non) et le bouquet garni.
Laisser mijoter 1 bonne heure et demi (un couteau doit transpercer les carottes) et déguster.
Tags : carotte, cidre, lapin, pruneaumercredi 8 novembre 2006
Pommes au four et bourdelots....
Spécialité de Normandie, le bourdelot est simple et rapide à préparer, idéal à réaliser avec les enfants et délicieux à la fin d'un repas léger ou d'un goûter !
Il existe de nombreuses variantes en fonction des régions et des recettes de famille. Mais toutes vous séduiront par l'alliance entre le fondant de la pomme cuite, le moelleux, le sucré, le croustillant de la pâte...
C'est la saison des pommes et celles des fêtes à l'honneur de ce dessert en Normandie. Chosissez des variétés rustiques, ne lésinez pas sur la qualité de vos ingrédients : vous ne regretterez pas !
les bourdelots
- 4 pommes
- 250g de pâte à pain, brisée ou, éventuellement, feuilletée
- 4 grosses noix de beurre
- 4 cuillères de sucre
- 1 jaune d'oeuf
- de la crème fraiche épaisse
Préchauffer le four à 200°.
Etaler la pâte pas trop fine, en carré ou rectangle.
Laver et évider les pommes, en les conservant entières et avec la peau.
Poser un fruit sur la pâte. Couper celle-ci en un carré suffisamment grand pour recouvrir la pomme.
Remplir le creux de la pomme de beurre et de sucre. Refermer la pâte en ramenant les 4 coins sur le dessus de la pomme. Bien souder et dorer à l'oeuf.
Procéder de même avec les 3 autres pommes.
Enfourner à four chaud 20 minutes. Baisser éventuellement le four à 160° si le dessus dore de trop.
Déguster tiède (c'est meilleur !) tel quel ou avec de la crème fraiche.
Et dans le même esprit, en plus simple encore :
les pommes au four
- des pommes
- du beurre salé
- du sucre
Laver bien les pommes. Les déposer dans un plat à four. Déposer sur chaque une belle noix de beurre et les saupoudrer de sucre.
Enfourner pour 20 bonnes minutes à 180°. Les pommes sont prêtes quand elles caramélisent légèrement.
Déguster chaud (si vous ne résistez pas à la tentation) ou tiède (c'est plus sage !).
samedi 1 avril 2006
Quand le veau s'amourache de l'andouille...
... Cela donne de bons résultats : une viande parfumée et légèrement fumée, rehaussée par une sauce au bon goût de pommes.
Noix de veau aux pommes et à l'andouille de Vire
pour 6 personnes :
- 1 rôti de veau de 1,200 kg
- 6/8 tranches d'andouille de Vire
- 6/8 tranches de pommes rustiques
- 150g de poitrine fumée soit 10 tranches
- beurre
- sel, poivre
Ouvrir le rôti. Y introduire l'andouille et les pommes en alternance. Saler, poivrer.
Refermer. Entourer le rôti de tranches de lard.
A ce stade, ou vous choisissez la version classique, à savoir :
ficeler
le rôti et le déposer dans un plat avec quelques noisettes de beurre,
du sel, du poivre et un peu d'eau. L'enfourner à four chaud (180°)
pendant 30 bonnes minutes.
Ou la version de Mercotte :
emballer
le rôti dans du film alimentaire très serré. Le déposer dans le panier
à vapeur de la cocotte-minute et le faire cuire 20 minutes. Laisser
refroidir et ôter le film.
Ou bien, vous faites, comme moi, un mix des deux méthodes :
emballer le rôti dans du film alimentaire très serré. Le
déposer dans le panier à vapeur de la cocotte-minute et le faire cuire 10 minutes. Oter le film et ficeler le rôti. Le déposer dans un plat à four et réserver jusqu'au lendemain au réfrigérateur.
Le lendemain, ajouter un peu de beurre et d'eau dans le plat et faire cuire le rôti à four chaud, 20 bonnes minutes.
Préparer une sauce au pommeau et y incorporer un peu du jus de cuisson de la viande.
Verdict
: la cuisson à la vapeur ne m'a pas vraiment satisfaite, le veau ayant
rendu beaucoup d'eau (que j'ai récupéré et versé dans le plat à four.
Cela dit, malgré une cuisson un peu juste, le résultat était assez
satisfaisant au goût, nettement moins à la présentation : j'étais loin
d'une belle assiette comme Mercotte ! La prochaine fois, je pense que
j'opterai pour la cuisson au four.
Découvrez le reste du repas ici !
dimanche 19 février 2006
Un jambon aux saveurs normandes
Dans l'imaginaire commun, la Normandie évoque immanquablement les vaches, les maisons à colombages et les vergers de pommiers. Belle image d'Epinal !, mais somme toute assez réductrice des nombreux paysages de cette belle région. Pourtant, il faut bien l'avouer : la pomme est indissociable des saveurs normandes. Fruit à croquer, accompagnement ou dessert, elle se décline indéfiniment, mais fait aussi le bonheur des amateurs de cidre, de calvados ou encore de pommeau.
Pur fruit du terroir, le pommeau est un alcool muté, tout comme le pineau des Charentes, le floc de Gascogne ou le macvin du Jura. Il est obtenu par mélange (qu'on appelle "mutation") de moût de pommes à cidre ou de poires à poiré et de calvados. Vieilli en fût de chêne pendant une année, il tire 16 à 18° d'alcool.
Servi frais mais non glacé, le pommeau est un excellent apéritif. Il se marie aussi très bien avec les desserts aux pommes ou certains fromages, comme le roquefort. En cuisine, il fait merveille dans les sauces et bon nombre de toques normandes l'ont adopté pour accompagner du veau, des volailles... Dans les chaumières, il est également courant d'utiliser le pommeau là où d'autres mettraient du calvados.
Ainsi, le jambon braisé au pommeau est un classique des repas normands. C'est un plat rapide à préparer, parfait pour un dîner en famille. Servi avec une une embeurrée de pommes-de-terre (pommes-de-terre simplement écrasées à la fourchette) ou encore une purée maison, il plaît aux petits comme aux grands !
Jambon braisé au pommeau
pour 4 personnes :
- 4 belles tranches de jambon braisé
- 1 oignon
- 50g de beurre
- 50g de farine
- 25 cl de bouillon de poule ou de boeuf
- 1 petit verre de pommeau
- sel, poivre
Préparer un roux brun. Pour cela, faire revenir l'oignon finement émincé dans le beurre fondu. Verser la farine d'un coup en remuant vivement avec une cuillère en bois, tout en laissant mijoter à feu doux.
Ajouter alors le bouillon chaud et bien mélanger. Saler, poivrer si nécessaire. Laisser épaissir sur feu doux 10 minutes, puis verser le pommeau. Mélanger de nouveau.
Déposer les tranches de jambon dans un plat. Napper de sauce au pommeau et réchauffer à four très doux quelques minutes. Servir.
jeudi 2 février 2006
C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes...
Son bouillon, associé simplement à des petites pâtes ou, plus gourmand, à des ravioles, réchauffe nos soirées d'hiver ou transforme une fondue d'oignons en une soupe revigorante après une nuit de fête.
Sa chair, tendre et délicate, nappée d'une belle sauce blanche et accompagnée de carottes, navets, poireaux et riz nous ramène en enfance avec enchantement.
C'est que la poule au pot (cousine du pot-au-feu) ou la poule au blanc (variante à la sauce blanche) est un plat simple, rustique, où rien ne se perd, tout se mange. Elle plaît à tous, surtout aux enfants !
Loin de la recette originale où il faut les abattis de la poule, j'ai opté il y a quelques années pour une recette plus simple et très rapide, qui permet aux femmes préssées et débordées que nous sommes, de ne pas se priver pour autant d'un tel plat. On peut le préparer la veille afin de dégraisser le bouillon, ce qui n'est pas nécessaire avec un cube de bouillon dégraissé. Je vous livre ma recette de ce pas :
Poule au blanc ou poule à la crème
pour 4 personnes :
- 1 poule
- 5 ou 6 carottes
- 1 poireau
- 3 ou 4 navets
- 1 oignons piqués de deux clous de girofle
- du thym et du laurier
- 1 tablette de bouillon de poule dégraissé ou de bouillon de légumes
- sel, poivre
pour la sauce:
- 50g de beurre
- 40g de farine
- 1/2 litre de bouillon de cuisson
- 3 bonnes cuillères à soupe de crème fraiche
- 1 jaune d'oeuf
Laver et éplucher les légumes. Couper les carottes en deux. Diviser le blanc et le vert du poireau. Enrouler le bouquet garni du vert de poireau.
Déposer tous les ingrédients dans la cocotte. Recouvrir d'eau.
Fermer la cocotte-minute et laisser cuire 45 minutes à partir du sifflement (s'il s'agit d'une poule fermière, 30 minutes seulement pour les autres) à petits bouillons.
Une fois la poule cuite, laisser refroidir si vous souhaitez dégraisser le bouillon.
Le lendemain, donc, ou en fin de cuisson sinon,
faire fondre le beurre dans une casserole. Ajouter la farine en mélangeant bien et laisser cuire à feu doux quelques minutes.
Prélever 1/2 litre de bouillon de la cocotte. L'ajouter petit à petit sur le roux tout en mélangeant bien pour éviter les grumeaux. Laisser cuire encore quelques minutes.
Sortir la poule de la cocotte (après avoir réchauffé l'ensemble si vous l'avez cuit la veille). La découper en morceaux et les disposer sur le plat de service bien chaud. Ajouter les légumes de cuisson. Recouvrir d'une feuille de papier aluminium pour tenir au chaud.
Incorporer la crème fraiche à la sauce, rectifier l'assaisonnement.
Hors du feu, ajouter le jaune d'oeuf battu et servir aussitôt.
Ce plat s'accommode très bien d'un riz pilaf, également préparé avec le bouillon.
vendredi 25 novembre 2005
Encore un parfum de Normandie...
Quel Normand ne connaît pas le soufflé normand ? Cette spécialité normande élaborée par ses pâtissiers, aux pommes cuites et flambées au calvados, sur un fond de pâte feuilletée, recouvertes d'une crème, si délicate, si légère et si parfumée !

ici le soufflé normand de Pierre Bureau, pâtisserie le Saint-Honoré à Caen
Bien sûr,n je n'en connais pas les secrets, mais le délice aux cerises de Mercotte m'a immédiatement fait pensé à ce dessert. Me voilà donc partie dans l'élaboration de ce dessert.
Soufflé aux pommes
- 1 pâte feuilletée
- 5 pommes
-pour le caramel :
- du sucre
- de l'eau
- du beurre
pour la crème :
- 2 oeufs
- 100g de sucre + 1 cuillère
Préparer une tarte renversée comme celle-ci.
Pendant la cuisson de la tarte, préparer la crème.
Battre deux jaunes d'oeufs avec 40g de sucre. Battre 2 blancs en neige bien ferme. Y incorporer 60g de sucre.
Mélanger les deux préparations avec délicatesse.
A la sortie du four, démouler la tarte et la remettre, pommes visibles, dans la tourtière. Recouvrir de la crème.
Au moment de servir, saupoudrer de sucre et faire dorer au chalumeau.
Mon avis : C'est très beau, ça a l'allure d'un soufflé normand (quoique !) mais ça n'y ressemble pas du tout ! Autant dire plutôt que ce soufflé a le goût d'une tarte aux pommes meringuées, tout simplement !
En fait, j'ai repensé après coup, que le soufflé normand est recouvert d'une crème Chiboust, crème pâtissière allégée par des blancs en neige. Donc rien à voir ! A moi maintenant de trouver la recette exacte de cette fameuse crème.
lundi 19 septembre 2005
J'irai revoir ma Normandie...
En Normandie, l'automne fleure bon la pomme. Et même si j'ai un peu d'avance, les journées fraiches mais ensoleillées me rappellent inévitablement ces après-midi où mes grands-parents partaient dans les plans de pommiers récolter les fruits qui rempliraient leurs verres le reste de l'annnée. Ce breuvage au parfum si particulier, au goût fruité et légèrement âpre, reconnaissable parmi tous : le cidre.
Pour nous, enfants, c'étaient aussi la saison des tartes aux pommes et des bourdelots, délices de nos goûters, qui changeaient selon chaque famille, chacune ayant son coup de main et sa tradition. Pour les unes, la tarte était en pâte feuilletée, d'autres la préféraient en pâte brisée sucrée. J'avoue que j'ai un faible pour la pâte sablée.
Quant à la garniture, les unes ne mettaient que des pommes coupées grossièrement en 4 ou encore en fines lamelles et rangées avec justesse sur le fond de tarte. D'autres recouvraient d'abord cette pâte d'une compote de pommes, bien sûr. La majorité ajoutaient en fin de cuisson une couche de gelée afin de lui donner un aspect brillant très apétissant.
Est-ce parce que je suis mariée à un alsaco-lorrain, est-ce parce que je subis la mode culinaire que, pour ma part, j'ai fini par adopter une recette plus élaborée, à base de crème fraiche, d'oeufs, d'amandes et de calvados ? Toujours est-il que cette tarte, normande ou pas, est généreusement parfumée et me rappelle indéniablement ma Normandie natale...
La tarte normande à ma façon
Pour la pâte sablée :
- 1 œuf
- 200g de farine
- 100g de sucre en poudre
- 100g de beurre
- 1 pincée de sel
Pour la garniture :
- 500g de pommes
- 2 œufs
- 100g de sucre en poudre
- 50g d’amandes en poudre
- 100g de crème fraîche épaisse (de la vraie quoi !)
- ½ verre à liqueur de calvados
- quelques amandes effilées
Commençons par la pâte.
Dans une terrine, battre l’œuf à la fourchette. Ajouter le sel et le sucre. Mélanger avec une spatule en bois jusqu’à ce que cela devienne mousseux.
Ajouter d’un coup la farine et mélangez l’ensemble grossièrement à la spatule.
Effriter la pâte entre ses doigts jusqu’à obtention du sable. Incorporer le beurre en petits morceaux et la pétrir. La pâte ne doit plus coller aux mains (sinon ajouter un peu de farine).
L'étaler sur le plan de travail fariné puis la déposer (attention ! ça casse) dans votre moule. La piquer à la fourchette.
Préchauffer le four à 220°.
Peler et épépiner les pommes. Les couper en lamelle assez épaisses. Les ranger sur la pâte en les faisant légèrement se chevaucher. Réserver.
Dans une jatte, battre les œufs. Y ajouter le sucre, puis l’amande en poudre, la crème fraîche et le calvados.
Verser l’appareil sur les pommes. Parsemer d’amandes effilées.
Mettre à cuire à four chaud pendant 25 mn.
Se déguste tiède ou froide, éventuellement flambée au calvados.
NB : le repos de la pâte est facultatif sauf s’il fait chaud et qu’elle est collante.














